Depuis des années, le discours mondial sur l’intelligence artificielle (IA) se concentrait principalement sur la compétition entre superpuissances comme les États-Unis et la Chine. Cependant, un changement nouveau est en cours, modifiant ce récit et le centrant sur des régions historiquement sous-représentées dans les discussions technologiques : l’Afrique et le Moyen-Orient. Selon Milwaukee Community Journal -, ce changement marque une réorganisation significative des dynamiques de pouvoir mondiales alors que ces régions exploitent l’IA pour leur croissance et leur évolution.
Un tournant pour l’Afrique
Récemment, lors du sommet du G20 à Johannesburg, les Émirats arabes unis (EAU) ont dévoilé un plan audacieux pour investir 1 milliard de dollars dans des initiatives d’IA à travers l’Afrique. Ce geste ambitieux marque un moment de transformation pour le continent, alors qu’il embrasse le potentiel de l’IA pour résoudre des défis persistants. De l’optimisation de la productivité agricole à la modernisation des infrastructures essentielles, l’IA est prête à devenir un pivot pour les paysages économiques et sociaux de l’Afrique.
La vision stratégique du Moyen-Orient
L’initiative des EAU fait partie d’une stratégie plus large et bien conçue qui vise à exploiter l’IA pour l’avancement économique et géopolitique. Plutôt que de suivre les modèles impulsés par le capital-risque de l’Occident, les pays du Moyen-Orient sont à l’avant-garde d’approches menées par l’État. En intégrant les avancées de l’IA avec les objectifs stratégiques nationaux et en utilisant les fonds souverains, des pays comme les EAU posent les bases d’un riche potentiel d’innovation et d’influence.
Un nouveau paradigme de développement
Les investissements stratégiques axés sur l’IA par les EAU signifient un changement par rapport aux approches de développement traditionnelles. Alors que l’aide s’est historiquement centrée sur le soulagement immédiat, le modèle actuel met l’accent sur la souveraineté numérique à long terme et le renforcement des capacités. Le rôle de l’IA dans ce contexte n’est pas simplement d’appui mais fondamental, promettant de rénover des systèmes comme les réseaux électriques, la logistique sanitaire, et les services financiers. Cette approche signale une révision de la manière dont le développement et la coopération sont envisagés dans le monde.
Combler le fossé Nord-Sud
L’investissement du Moyen-Orient n’est pas purement altruiste. Il reflète une reconnaissance selon laquelle l’Afrique, avec sa population jeune et tournée vers le numérique, est prête pour une transformation numérique. Cela présente une opportunité symbiotique où les nations africaines peuvent accéder à des technologies avancées de l’IA et le Moyen-Orient peut étendre son influence et forger des alliances stratégiques qui renforcent l’avenir des deux régions.
Assurer une place à l’Afrique dans l’avant-garde de l’IA
Cependant, le succès dépendra fortement de l’agence africaine. Pour que l’IA révolutionne véritablement le continent, elle doit être intégrée dans le tissu des stratégies nationales, protégée par des cadres réglementaires robustes et nourrie par des initiatives de développement des compétences. Les gouvernements africains doivent s’assurer que l’IA devienne une capacité souveraine—un outil de développement, et non un service acheté à l’étranger.
L’introduction de l’investissement des EAU sonne comme un appel clair que le Sud Global est prêt à tracer sa propre voie. Alors que l’Afrique et le Moyen-Orient font des progrès délibérés dans le domaine de l’IA, ils ne se contentent pas de participer à son évolution mondiale, mais ils façonnent sa trajectoire dans une conversation qui les place fermement sur la carte.